30 août 2015

Les surprises du Galopin

Par In Actus

le galopin © Olivier MARIE goutsdouest.fr

C’est une petite révolution dans le microcosme culinaire rennais. Ce lundi, Le Galopin change de visage et se modernise… Oui, oui, vous avez bien lu. Un petit éclairage pour ceux qui ne connaissent pas cette légende de la brasserie rennaise. Une maison fondée en 1965, célébrissime brasserie des années 70-80 avant que la qualité dans l’assiette ne s’émousse, et sa réputation avec. « Mes parents ont racheté l’affaire en 1989 et moi repris en 2004, » explique Olivier Le Denmat. Avec eux, Le Galopin a repris la voie de la qualité. Côté ambiance, « tous les 5 ans, je faisais quelque chose, note Olivier Le Denmat. Mais là il fallait franchir le pas. Trouver une nouvelle clientèle, profiter des travaux de ce quartier rennais en devenir, et notamment du futur Hôtel Saint-Antoine, pour ne pas rester sur le quai. »

“Evoluer en gardant cet esprit brasserie dans son jus…”

Avec ses 140 places, Le Galopin entre donc dans une galaxie qui lui était jusqu’alors inconnue, le contemporain. Mais que les tenants de l’ancien se rassurent, Olivier Le Demnat est un restaurateur intelligent. Pas question pour lui de faire table rase du passé. « Il fallait évoluer tout en gardant cet esprit brasserie parisienne un peu dans son jus qui fait la force de la maison. » Et pour respecter l’histoire du lieu, tout en le projetant dans la modernité, il ne faut pas arriver avec ses gros sabots. Il faut prendre la mesure du lieu, imaginer, convaincre. La signature du cabinet Boissière & Gaulay, dont on peut évaluer la pertinence et l’intelligence de travail au Saison à Saint-Grégoire ou encore à l’Amphitryon à Lorient.

Les architectes ont pris la mesure du lieu

« Nous avons conservé ce côté brasserie parisienne dans la première partie du Galopin, explique Stéphane Boissière. Tout en donnant plus de modernité à l’arrière avec de belles surprises, » comme cette cloison et plafond coulissant totalement bluffant, ce mur logoté en corian, ce plafonnier doré comme pour rappeler le laiton de l’entrée ou encore ce nouveau puits de lumière naturelle qui illumine l’une des salles. A l’avant, Le Galopin conserve sa verrière et sa façade en bois si caractéristique. « Nous l’avons même accentuée en rajoutant du bois et en créant un verre bombé sur les côtés. » Mosaïque italienne, ardoise éclairée… « une  nouvelle armoire à fromages et pâtisseries de chez Cozic. Désormais le Brillat-Savarin truffé sera systématiquement à la carte. Une nouvelle carte d’une quinzaine de références en eaux sera également inaugurée. » Quant à la carte (courte) c’est un bon classique de la brasserie avec ses ris de veau et rognons, les langoustines bretonnes, l’os à moelle, l’onglet, la côte de cochon, la tête de veau…

Et partout, une acoustique impeccable (loin d’être un luxe dans une brasserie) ou encore des éclairages indirects via notamment un rail lumineux suspendu qui nous sert de guide pour découvrir ce Galopin qui reste LA valeur sûre de la brasserie rennaise. Et c’est bientôt en photos dans Goûts d’Ouest !

Le Galopin, 21 avenue Janvier, 35 000 Rennes – Tel. 02 99 31 55 96

 

Écrit par Olivier Marie

Journaliste culinaire professionnel écumant les salles de restaurant et les cuisines de l'Ouest depuis plus de dix ans.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Les surprises du Galopin

par Olivier Marie temps de lecture : 2 min
0