5 septembre 2016

On veut tous notre Lulu Rouget !

Par In Chefs/Tables

Lulu Rouget @Olivier MARIE Gouts dOuest-19

C’est exactement pour ces moments vécus récemment chez Lulu Rouget à Nantes, que j’aime ce métier. Une envie incroyable depuis des années d’aller à la rencontre d’un chef, Ludovic Pouzelgues, de son équipe et de son bocal. Une envie toujours repoussée pour d’innombrables mauvaises raisons. Une envie enfin assouvie, marquée par une très jolie rencontre, dont il demeure, des mois après, des souvenirs humains et gourmands intacts. C’est rare, alors c’est le moment de partager.

Ce serait évidemment réducteur de ramener ce souvenir à une ambiance, mais le cadre de ce petit restaurant citadin est vraiment réjouissant. Du brut, des murs en briques et béton pas finis, des photos cinglantes de Christophe Bornet qui réveillent la salle, une fine colonne de fer qui signe immédiatement l’esprit du lieu, pas de nappes évidemment, une cuisine légèrement ouverte, un comptoir. Ludovic Pouzelgues cuisine ici depuis 2012, après être passé chez Jean-Yves Guého et Michel Troisgros. « Comme je le dis souvent pour résumer, Guého m’a dégrossi et Troisgros affiné. » La maîtrise des saveurs alliée à la connaissance du produit (poissons de La Turballe ou du Croisic pour la plupart, légumes d’Olivier Létaulé). Injectez une sacrée dose de créativité et, forcément, vous tombez sous le charme de cette cuisine incisive.

« Produit, cuisson, assaisonnement, acidité ! » sont les trois fondamentaux du Nantais qui les applique avec précision. « Rien n’est mis dans l’assiette par hasard. Tout a son rôle à jouer, je n’en rajoute pas pour faire beau. » On se prend à sourire d’emblée devant la beauté et l’originalité de ce P’tit Lulu sablé à l’encre de seiche et potimarron. C’est bon, nous avons fait connaissance, on peut continuer avec cette betterave, yaourt grec en siphon, et tartare de canard et huîtres. Ce jour là, la lotte eut la bonne idée de se parer d’ail des ours, panais, jambon et lardo di colonata.

Outre le plaisir que l’on prend à découvrir ces assiettes colorées, et à les déguster évidemment, on sent que ces beaux jeunes gens s’en donnent à coeur joie à créer en cuisine et à nous présenter, en salle, ces plats et ces vins… Ah oui, là encore les découvertes sont nombreuses et le chef s’implique personnellement dans la carte des magnifiques vins Loire, de chez Mosse, Bretaudeau et cie !

A 20 € E/P ou 24 € E/P/D le midi, c’est la claque assurée. Mais pourquoi n’avons nous pas tous un Lulu Rouget à côté de chez nous ?

1, rue du Cheval Blanc, Nantes. Tel. 02 40 47 47 98

Texte & Photos : Olivier MARIE

 

Écrit par Olivier Marie

Journaliste culinaire professionnel écumant les salles de restaurant et les cuisines de l'Ouest depuis plus de dix ans.

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On veut tous notre Lulu Rouget !

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